Affichage des articles dont le libellé est L'Art. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est L'Art. Afficher tous les articles

vendredi 7 février 2014

Le Printemps : Une bulle de Dom Perignon...


Tel un tableau blanc sur lequel auraient été dégorgées des couleurs, les collections printemps-été 2014 semblent vibrer de fluorescence. Même l'esprit ascétique ne manquera pas de succomber aux quelques éclats de couleurs donnant goût et plaisir à sa vie. 
Il est vrai, après le passage de l'hiver, ce vagabond malfaiteur qui nous a dérobé de toute vie et chaleur, germe finalement un monde nouveau, le monde du printemps, le monde de la renaissance où sur un sol lavé, naît des fleurs de couleurs chatoyantes. Bientôt pourrons-nous sentir la fraicheur de l'herbe verte, la chaleur des rayons de soleil. La terre elle-même se voit être transformée en une bulle de Dom Pérignon, elle émoustille nos sens et éveille notre esprit, lui prodiguant à lui aussi une renaissance vibrante et électrique. Je me sens tel un enfant, découvrant pour la première fois cette nature maquillée de couleurs, couleurs que la neige de l'hiver avait orgueilleusement cachées. Les voluptés de la nature se révèlent à moi et une légèreté, oh douce légèreté submerge l'entier de mon corps.
Serait-ce possible? Est-ce que j'ose y croire? Oh, un espoir germe en moi, je me sens capable, capable d'atteindre cette ataraxie absolue, d'atteindre un apaisement éternel ; mon esprit, si léger, errera dans le ciel bleu, oh même qu'il s'élèvera jusqu'aux astres! La-bas, se reposera-t-il finalement, là-bas où règne la plénitude.


Chemises en lain, robes en soie, petites jupes volantes, même les vêtements expriment cette légèreté nouvellement éprouvée. Finalement, après un hiver marqué par l'esprit grunge et la réapparition du punk,  les créateurs insufflent de la lumière et de la vie dans notre existence, choses que l'hiver avait si sadiquement anéanties. 
L'arrivée de cette énergie multicolore, serait-elle le sujet d'une échappatoire face à cette saison si sévère ; une élévation douce et légère serait-elle en phase de germination après la chute qu'a engendrée l'hiver? Cette austérité obscure et glaciale se métamorphoserait-elle en une bulle pétillante de couleurs et lumière?...

Chanel
spring/summer 2014

Chanel
spring/summer 2014


















              

Rag&Bone
spring/summer 2014

Après l'hiver
N’attendez pas de moi que je vais vous donner
Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;
La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumière,
Dans les champs, dans les bois, est partout la première.
Je suis par le printemps vaguement attendri.
Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;

Je sens devant l’enfance et devant le zéphyre
Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;
Mai complète ma joie et s’ajoute à mes pleurs.
Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.
Accourez, la forêt chante, l’azur se dore,
Vous n’avez pas le droit d’être absents de l’aurore.
Je suis un vieux songeur et j’ai besoin de vous,
Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
Croire, remercier confusément les choses,
Vivre sans reprocher les épines aux roses,
Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.
Manish Arora
spring/summer 2013
Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !
On sent un souffle d’air vivant qui vous pénètre,

Et l’ouverture au loin d’une blanche fenêtre ;
On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
On a le doux bonheur d’être avec les oiseaux
Et de voir, sous l’abri des branches printanières,
Ces messieurs faire avec ces dames des manières.
-Toute la Lyre, Victor Hugo

lundi 13 janvier 2014

La Puissance de l'Imagination : La mode aux Pays des Merveilles...

Dans le district londonien nommé Hackney, mannequin, photographe et technologie, collaborant ensemble, nous leurrent dans leur monde ; un monde où les couleurs se rebellent, où la frontière entre rêve et réalité semble s'effacer, où toute norme est audacieusement répudiée.
Cet univers chimérique joue avec l'homme, il le désoriente, le trouble, car inhabitué à voir tant de bizarreries, tant de folie dérangée, il perd toute notion de dimension du monde qu'il connait et se trouve être plongé dans un univers parallèle dont il ne connaît pas les règles du jeu. Les couleurs, si intenses qu'elles sont, paraissent s'exalter et les regards du mannequin semblent vouloir anéantir toute raison pour pouvoir s'abandonner au monde du rêve, un monde créé par notre propre imagination, notre subconscient à son état brut. Derrière cette folie apparente, cet univers fantasmagorique, se révèle la véritable beauté de l'art, la véritable puissance de l'imagination. En effet, dans un monde qui renie toute règle, qui ignore toute limite, l'imagination devient la plus puissante des choses, elle est dans son essence même libre et infinie. 
Telle Alice qui s'aventure dans l'univers de sa conscience, nous sommes également dans notre pays des merveilles, de l'art, de l'imagination....




                   The mad Hatter :
Have I gone mad?

                          Alice :
I'm afraid so. You're entirely bonkers. But I'll tell you a secret. All the best people are.


samedi 26 octobre 2013

La sérénité de l'Hiver : Une mélodie symbiotique de corps et âme...

L'hiver annonce son arrivée ; furtivement il se faufile dans nos vies et s'en empare d'une manière dangereuse. Il est temps de sortir ses grosses mailles, de se couvrir avec son armature. Dévancera-t-on alors la froideur et l'austérité de l'hiver pour faire jaillir un quelque chose de doux et chaleureux, un quelque chose de caressant qui nous emplit d'un certain romantisme rêveur. 
Tel un poème de Prévert ou une symphonie de Tchaïkovsky, les oh, si douces textures, cachemire, mouton, fourrures émoustillent nos sensations et caressent notre peau. A l'instar d'une protection contre l'hostilité et la froideur de l'hiver, elles intensifient nos sens, éveillent en nous le sentiment d'harmonie et de sérénité qui émane de la chaleur, du confort du vêtement. Emergé alors par cette sensation d'unité avec soi et le monde, tout sentiment d'étranger à l'univers qui est le notre, de dualité entre corps et esprit, semble être effacé. N'ayant laissé place uniquement à cet apaisement réconfortant, cette sérénité légère et innocente, le rude hiver se voit alors être métamorphosé en un doux et chaleureux poème romantique, une symphonie chantant la beauté, la puérilité et la douceur de l'existence...









dimanche 13 octobre 2013

La Discordance entre Acteur et Décor : Une Source implacable de Beau...

Photographiée par le génie Craig McDean, la mannequin Saskia de Brauw devient l'allégorie de la mode dans le punk, de l'ordre dans le chaos, du beau dans le moche. Elle incarne les opposés, faisant de cette fatale collision une source de beauté nouvelle. Il est vrai, le photographe puise dans la noirceur pour en extraire une beauté pure et fraîche. La disparité entre l'allure de la mannequin et celle du décor prodigue à la scène un quelque chose de troublant et énigmatique. Désirant appréhender l'attitude et l'entendement de la scène qui se trouve être déchirée entre les deux pôles, on se retrouve nous mêmes paralysés dans ce choc perpétuel de deux infinis opposés.
L'étrangeté de la scène, sa discordance délibérée qui pourtant révèle une sincérité inopinée, nous laisse non si indifférents. Emerveillé par cette beauté nouvelle, le reste semble devenir pâle et sans vie aucune ; c'est dans les contrastes involontaires, les discordances naturelles que le Beau véritable se dévoilera...


"Couture Clash"
in W magazine
editorial octobre 2013

"Couture Cash"
in W magazine
editorial octobre 2013


"Le beau est toujours bizarre. Je ne veux pas dire qu'il soit volontairement, froidement bizarre, car dans ce cas il serait un monstre sorti des rails de la vie. Je dis qu'il contient toujours un peu de bizarrerie, de bizarrerie non voulue, inconsciente, et que c'est cette bizarrerie qui le fait être particulièrement le Beau."
- Charles Baudelaire




"Couture Clash"
in W magazine
editorial octobre 2013

"Couture Clash"
in W magazine
editorial octobre 2013








samedi 12 octobre 2013

Le Mode troublée : Exaltation du désespoir et Victoire de la Chute...

Conséquemment à une période de légèreté, à une atmosphère sereine, apaisée et simpliste et, ayant adressé des louanges à la tenue "all white" de l'hiver dernier, au dandysme puriste et à la zen attitude des bohémiens, la chute est en proie à une ténébreuse révolution.
En effet, la dégaine boho chic de Isabel Marant par exemple a été transmutée en une attitude fataliste : l'allure de la griffe chante la victoire de la chute, le triomphe de la noirceur et la décadence de l'homme.
Le Mal du Siècle a déclaré sa venue lors des différentes Fashion Week avec une noirceur tant obscène qu'hostile : la vulgarité de Louis Vuitton, l'anarchie de l'exposition au Metropolitan Museum of Art, PUNK : chaos to couture ainsi que le grunge de Saint Laurent Paris sont des représentations de la révolte humaine, du drame de l'existence. Il est vrai, un quelque chose d'obscur se propage dans les rues et furtivement prendra possession de l'homme, faisant de lui un individu maudit, torturé, misérable, qui ressent pourtant un pouvoir malsain et corrompu. Cachée derrière les tenues, ricane la chute ; avec sadisme et dédain, elle annonce son apparition et se déclare souveraine de l'homme qui ne peut que céder à la loi de pesanteur, il se laisse alors porter par les miasmes des ténèbres, les dangereuses douceurs de l'obscurité et exalte, à travers sa tenue, son attitude et son allure, un désespoir impassiblement éternel... 

Louis Vuitton
collection printemps/été 2014
Louis Vuitton
collection printemps/été 2014






Isabel Marant
collection printemps/été 2014

Louis Vuitton
collection printemps/été 2014

Hélas, nous avions pourtant été avertis ; l'élévation, au moment de son apparition, prévient que son meilleur ami n'est autre que chute. Après le siècle de Lumières a bien apparu le Mal du siècle...


dimanche 6 octobre 2013

Le Fauvisme de Chanel : Une Collision délibérée entre Art et Mode...

Telle une peinture fauviste qui aurait pris vie, la collection du créateur Karl Lagerfeld émoustille nos yeux lors de la fashion week de Paris. Jaillissant de couleurs intenses et lumineuses, les mannequins de Chanel incarnent la sauvage violence expressive, tout en dégageant une sincérité fraîche et innocente qui émane de la pureté des couleurs.
Il est vrai, le génie aux lunettes noires a métamorphosé le Grand Palais en une galerie d'art. Voulant prodiguer à la mode sa gloire méritée, il l'expose comme un art et non comme une frivolité bénigne.
Au moment où les photos du défilé me sont apparues, une des portes de ma conscience s'est révélée à moi et le peintre Matisse a jaillit. Effectivement, son utilisation de couleurs intensément pures et agressives utilisées dans le but de démontrer un quelque chose de doux, léger et délicat miroite sur quelques points la pensée de Lagerfeld...

Luxe, calme et volupté (1904-1905)
Henri Matisse
Il est vrai, la maison de couture française laisse transparaître l'allure sauvage derrière le maquillage des mannequins et leurs tenues délibérément déchirées. Pourtant, même si invoquant une sauvagerie, les tenues exposent tout de même une pureté fraîche et puérile. Ayant affirmé la mode comme un art, Lagerfeld fait hommage à la symbolique de l'allure, à la pensée cachée derrière la tenue, au pouvoir de l'effet visuel...

collection printemps/été 2014

collection printemps/été 2014



collection printemps/été 2014




samedi 14 septembre 2013

Serge Gainsbourg : Un Dandy poétiquement maudit...


Se prouvant audacieusement capable de dire l'indicible et de penser l'impensable, Serge Gainsbourg avait tendance à se retrouver au plein milieu de nombreux scandales de son époque, non si inopinément vu qu'il en est était lui-même la cause. Il invoque en nous tant du dégoût que de l'admiration, effectivement, son allure de poète maudit, troublé et marginal n'a pas manqué de charmer les plus belles des femmes telles que Brigitte Bardot et Jane Birkin. 
Ayant souffert toute sa vie d'un sentiment de rejet et de l'image que renvoie son miroir, l'artiste a certainement mené une vie troublée et précaire, ce qui a fait de lui un homme cynique et froidement noir. Néanmoins, cette philosophie nihiliste dont il vivait, n'a pu atteindre son apparence esthétique. En effet, il a tenu intacte son image de dandy incompris.
Ayant fait l'éloge de l'écrivain Charles Baudelaire dans une des ses chansons "le serpent qui danse", Gainsbourg semble avoir également adopté certains de ses dires, car, bien qu'il fut le sujet de la décrépitude délibérée et désintégration lente et laide du corps, il maintenait tout de même son apparence vestimentaire au paroxysme du style ; effectivement comme l'eut dit Charles Baudelaire, le dandysme est "le dernier acte d'héroïsme". S'abandonnant aux voluptés obscures et interlopes de la nuit, Gainsbourg a laissé son corps valdinguer où bon lui semblait, tout en maintenant évidemment un style digne d'un homme errant dans les hautes sphères de l'esprit. Le poète maudit a littéralement incarné les mots de Baudelaire, son allure dandyesque a été son dernier acte d'héroïsme avant de se livrer à la mort...








mardi 10 septembre 2013

Givenchy : Un Sensualisme obscurément Romantique...

Givenchy nous dérobe de notre entendement, nous laissant entièrement portés par nos émotions et sensations qui deviennent le sujet d'une précarité implacable. Autant le trouble que la félicité submergent le corps à la vue de ses mannequins éperdument discordants. 
la maison de haute couture française surgit dans la capitale de la mode dans les années 50, faisant preuve d'une modernité enviable, elle attire, tel un aimant, les grands personnages, allant de la douce et tendre Audrey Hepburn jusqu'à la famille Kennedy elle-même. Ayant voyagé entre les mains du provocateur extravagant : John Galliano, l'enfant terrible, Alexander McQueen, pour enfin aboutir au génie Ricardo Tisci, la griffe ne manque pas de révéler ses traces dans chacune des ses collections.

L'architecte premier de la maison, Hubert de Givenchy, avait tendance à marquer ses créations d'un romantisme souple et féminin ; aujourd'hui également, la ligne incarne un romantisme. Pourtant, telle une créature redoutable et anarchique, empoisonnée par le venin du XXIe siècle, elle produit un romantisme quelque peu discordant qui ne manque pas de susciter une angoisse captivante, une angoisse presque séduisante qui aurait le pouvoir, si elle le voulait, de paralyser le corps jusqu'à même figer le battement du coeur...


Collection automne/hiver 2005


campagne publicitaire automne/hiver 2005




collection printemps/été 2011

dimanche 25 août 2013

Saint Laurent Paris : Des Egéries dangeureusment atypiques...

La marque désormais nommée Saint Laurent Paris embrasse de nouvelles égéries ; quoi qu'atypiques, ses nouvelles muses ne manquent pas de prodiguer à la maison, sa gloire justifiée. Voulant régénérer le lien entre musique et mode, Hedi Slimane, directeur artistique de Saint Laurent désire incarner dans sa collection automne/hiver 2013 la présence fantomatique de Kurt Cobain. Il est vrai, le maître Yves Saint Laurent trouvait sa précieuse inspiration dans les symphonies du rock'n'roll ayant habillé lui-même Mick et Bianca Jagger lors de leur mariage à Saint-Tropez en 1971. Hedi Slimane entretient lui aussi un puissant lien avec l'univers de la musique, son oeuvre London birth of culture dans lequel apparaissent d'enivrantes photographies de Pete Doherty n'est qu'un exemple de ses nombreuses illustrations incarnant la fascinante beauté cachée derrière l'agressivité presque indécente du monde rock et grunge.




Ainsi, à l'instar de son prédécesseur, il navigue contre-courant dans les voluptés de l'obscurité, de la scène noire brillant d'une lumière dangereuse et cachée qui ne se révèle qu'à l'audacieux désirant la trouver. Le directeur désarçonne l'univers de la mode en photographiant le côté dirait-on obscur et malsain en choisisant comme égéries les personnages de l'underground musical tels que Courtney Love et Marilyn Manson. Il nourrit sa collection d'un doux poison, celui du grunge. L'élixir de vie ne manquera pas d'immortaliser la maison Saint Laurent Paris... 


Saint Laurent Paris
campagne automne/hiver 2013
photographié par Hedi Slimane
Saint Laurent Paris
campagne automne/hiver 2013
photographié par Hedi Slimane
Saint Laurent Paris
campagne automne/hiver 2013
photographié par Hedi Slimane

mercredi 21 août 2013

Paris : Un éternel Elan dionysiaque...

Dans la ville de Paris, émerge le culte des élites nommé "les années folles". Après le bouleversement du premier conflit mondial, la ville se métamorphose en une délicieuse nouvelle créature ; loin la musique nostalgique de "La belle époque", un nouvel air vient régner sur Paris. Les cabarets, les music-hall, les cafés mondains, le Moulin-Rouge viennent séduire les parisiens qui ne peuvent que succomber à ces tentations nouvelles qui apaisent leur soif de folie.
La mode est également en proie à une révolution : La femme désire se sentir féminine et exubérante  elle abandonne les corsets et les grands chapeaux symbolisant la retenue de l'avant-guerre. La volonté de liberté est aperçue dans la frivolité des tenues qui gardent tout de même leur élégance admirée grâce aux créateurs de mode de l'époque tels que Coco Chanel, Lanvin, Paul Poiret.
Très vite, la ville devient le lieux de rencontre des artistes et intellectuels; tous avides de savoir, d'épanouissement, de sensations encore inimaginées. Les artistes tels que Picasso, Matisse et Braque rencontrent écrivains Scott Fitzgerald et Hemingway. Ce mélange des esprits enveloppe tous les personnages dans une insouciante bulle d'euphorie absolue, où des couleurs jaillissent à chaque coin de rue provocant des apparitions nouvelles de teintes auparavant cachées. Qu'elle nous laissent envieux cette bulle, si légère, si fragile, elle s'élève dans l'éther et retrouve une plénitude vénérable.

Coco Chanel




Encore aujourd'hui, dans l'air de Paris demeure son passé de folie et de génie, intoxicant chacun des habitants d'un gaz puissant, d'inspiration, de volonté de découverte, d'assouvissement total. Laissant son corps valdinguer dans les rues de la ville, ses anciennes muses prennent possession de ce dernier, et nous nous trouvons ainsi submergés d'une sensation qui chatouille nos intérieurs et nous laissent s'infiltrer secrètement dans cette bulle multicolore. C'est alors que commence notre voyage vers les terres inconnues, les couleurs exotiques, nos jardins perdus...

 
années folles revisitées
 avec Louis Vuitton



Marchesa
Tiffany's
Great Gatsby collection