jeudi 4 septembre 2014

Pensée n°2 : Lueur immortelle...

Quel est cet Ailleurs qui nourrit nos rêves, 
quel est cet espoir qui nous mène à périr sans trêve.
Alors débute ma journée la sachant provisoire, 
Alors débute ma journée la sachant illusoire.
Car dans l'illusion je vivrai jusqu'à trouver bonheur,
Dans l'ignorance volontaire je demeurerai jusqu'à ne connaître plus de malheur.

Alors débute ma journée la sachant éphémère, 
Alors débute ma journée sans paix ni guerre.
Forcené de l'indifférence, à quoi bon ressentir aujourd'hui si le meilleur est demain.
Incapable de trouver délivrance, désormais me voilà, je joigne mes mains.
N'est-ce pas Godot que nous attendons si ardemment, 
N'est-ce pas la vie que nous recherchons désespérément.

Alors je joigne mes mains me sachant faible, 
Alors je joigne mes mains me sachant lâche.
Dans le vain espoir que la lumière se révèle. 
Car croyez moi quand je vous dis, toutes les pierres je les ai retournées en la cherchant,
Peut-être s'amuse-t-elle en se cachant.

Quelle est cette lumière que je sais existante,
Qui m'ordonne de voir l'invisible, qui me défie de dire l'indicible.
Car ce n'est la vie que je vis.
Serait-ce peut-être purgatoire, où le temps me joue des tours, 
Où je ne sais que croire.

J'oscille entre l'espérance du rien et le désespoir du tout,
Quel pendule fatal, n'est-ce pas.
Que je l'orne du sang de mes veines, 
Du silence de mes cris, 
De l'absurdité de la vie, 
D'une cruelle mélancolie.

Alors débute ma journée tel un rêve nostalgique, 
si ce n'est demain que j'attends, songe-je au passé d'antan,
Aux souvenirs de l'esprit absolu, aux souvenirs de l'âme mystique.
Voilà que se couche le Soleil, voilà qu'une autre lueur se réveille.
Lumière de la Lune, est-ce toi le marchand des rêves, 
lumière de la Lune, est-ce toi le créateur de l'espoir.
Tu m'ensorcèles avec ta douce imagination, tu me dévoiles d'autres vibrations.
Ta lumière aveuglante hypnotise les craintes de l'avenir, les regrets de la veille.
Ta lumière transcendante m'incite à penser que peut-être demain, la vie m'accueillera à mon éveil...


samedi 23 août 2014

L'Orgueil des Diktats de Mode : Une Monarchie du Paraître...

Ne sont-elles pas des sortes de monarchies du Paraître nos chères maisons de couture. Ne sont-elles pas des diktats qui gouvernent notre apparence, diktats de mode certes, mais diktats tout de même n'est-ce pas?
La mode, n'est-elle pas sensée être une révélation de son soi, n'est-elle pas l'unique tunnel qui relie le paraître à l'être. Comment pouvons-nous même adhérer alors à un ordre de cette nature.
Les magazines de mode, les personnalités toute-puissantes, connaissent-ils nos états d'âme, réalisent-ils nos humeurs perpétuellement changeantes? Comme le vent, nous sommes créatures agitées et inconsistantes, comment alors expliquez-vous des tendances englobant l'entier des hommes, des tendances les conformant, les codifiant. La tendance n'est-elle pas chose personnelle, n'est-elle pas objet de liberté.
Peut-être ai-je tort, dans leur boule de cristal, peut-être savent-ils ce que nous ressentons et alors deviennent-ils en droit de nous inviter à porter tel ou tel habit. Oui, c'est cela sûrement, ils connaissent notre être alors, peuvent-ils gouverner avec juste cause sur notre paraître.
Certainement pas jeunes gens! Je suis le seul à connaître mon âme, à réaliser mon esprit. Comment alors puis-je accepter que quelqu'un d'autre en fasse sa marionnette en le drapant comme bon lui semble.
Autant le gouvernement manipule son pays, autant les diktats de mode manipule notre coquille extérieure qui reflète indubitablement notre être caché.
Offrez leur votre dégaine, offrez leur votre âme ; Déterminez votre propre allure, déterminez votre propre âme...








dimanche 10 août 2014

L'Artiste n°3 : Vibration Vitale...


VIBRATION VITALE
08 août 2014

Si joliment l'eut dit Montaigne, "C'est moy que je peins"...

jeudi 7 août 2014

Giambatista valli : Le retour du Magnifique...

Cet hiver, Giambattisa Valli prodigue seconde vie à la femme mondaine.
Les douces paroles d'amour, les frivolités de la cour ; une délicieuse réminiscence pour l'époque de l'aristocratie, l'époque des salons, des flatteries théâtrales, des lettres d'amour, des regards interdits... 
Le créateur italien offre des louanges à la noble magnificence du passé.
Chacune de ses femmes, légères et dansantes, colorées et pétillantes ; toutes, telles de petites bulles, sont de mystérieuses beautés éphémères. Fugitives et capricieuses, elles s'en vont aussi vite qu'elles sont venues. Bien que brève fut leur visite, les mannequins n'ont pas manqué de charmé leur audience lors du défilé.

Nous voilà replongé dans les temps de Audrey Hepburn, les temps de la Dolce Vita, la Vieille Italie revient à nous avec ses ruelles romantiques, sa symphonie errante, son architecture romanesque et bien évidemment, ses femmes fatales...















samedi 2 août 2014

Eairth : Earth and Air, La Puissance des Eléments naturels...

La beauté de l'imperfection, le mystère de l'éphémère, le désir de l'aventure...
La griffe Eairth a vu sa naissance en 2007, elle est l'objet d'une union entre la terre et l'Air, Earth and Air. Fascinée par les éléments naturels qui nous environnent, la créatrice, surfeuse et exploratrice, Melissa Dizon Ramsay s'inspire de l'impact qu'ont les forces naturelles sur notre vie, notre spiritualité et notre dégaine même. Elle exploite et joue avec la désintégration naturelle des textiles et couleurs dû à l'usure et la trop forte exposition au soleil et à la mer.

La créatrice aime à penser que nous sommes hommes inconsistants et changeants, troublés comme la mer, agités comme le vent; pourquoi alors nos habits devraient-ils se figer sous un même état d'âme? N'étant entouré que de choses éphémères et étant soi-même éphémère, elle désire imaginer des créations qui subiront, tout comme l'homme, une douce décadence, un vieillissement sage et poétique. 
Elle fait de l'imperfection et de la dégradation des sujets de beauté, voire même de mysticité...

Eairth, classicis "escape"
Âme vagabonde, elle récolte la flore sauvage, tels que l'acajou et l'indigo pour en extraire des couleurs brutes.
Tout dans ses créations se veut vivant. Comme l'esprit humain qui se voit être transformé après chaque aventure, les créations, elles aussi, portent en elles les traces du périple.
Ressentiront-elles alors autant l'humidité sauvage de la savane et le soleil tyrannique du désert, que les rues poétiques de Paris et cosmopolites de New York...




Eairth, classicis "escape"





Eairth, classicis "escape"



Eairth, classicis "escape"

La beauté de l'imperfection...
Eairth, classicis "escape"
Eairth, classicis "escape"
Eairth, classicis "escape"
Eairth, classicis "escape"



Eairth, classicis "escape"
Eairth, classicis "escape"














Le mystère de l'éphémère...


Eairth, classicis "escape"



Eairth, classicis "escape"


Le désir de l'aventure...
Eairth, classicis "escape"

Eairth, classicis "escape"
Eairth, classicis "escape"




Eairth, classicis "escape"










samedi 26 juillet 2014

L'Artiste n°2 : L'Eté des Pensées

Les pensées du Midi tourbillonnent dans mon âme.
Elles s'élancent et dansent en ne dessinant aucune véritable trame.
Agitées et inconsistantes, comme le vent, elles m'emportent dans leur folie, 
Jusqu'au soudain moment où toutes se taisent et me laissent contempler le soleil à son midi...


mardi 1 juillet 2014

Disque n°2 : Le Bleu du Ciel...

Blue, Eddy Allamand


Le Bleu du Ciel

Une mélancolie d'hiver, une froideur austère.
Tel une sangsue, le cafard s'agrippe à ma peau et suce mon sang.
Que je retrouve refuge dans un sanctuaire, que je taise ces bruits incessants,
ceux qui font de moi un être conscient, ceux qui me robent de mon innocence.
Que je tombe dans de douces rêveries, que je m'échappe de cette terrible tyrannie.
Je me vois flotter en direction de terres plus sereines, pendant que ma raison endormie,
laisse mon esprit s'envoler dans le bleu du ciel.

Une délicieuse transe s'empare de mes sens.
Vers un univers plus chaleureux je me dirige,
lorsque le soleil, à son midi me brûle et la mer silencieuse, me berce.
C'est mon existence que je crée, c'est ma tour que j'érige.
Quel périple spirituel je mène, c'est une volonté d'élévation que j'ai.
Esprit révolté, âme troublée, cerveau savant, coeur précaire.
Prisonnier de mes sensations, elles me font danser, chanter, pleurer, crier.

Petit îlot idyllique, serais-tu mon empyrée.
Mon existence effacée, je me sens comme flotter.
Ma conscience endormie, mon âme s'est comme réveillée.
Qu'une bulle de légèreté réveille mes sens, qu'elle me prodigue échappatoire contre mon existence.
Submergé par des vagues de sérénité tant humbles qu'intenses, c'est les modestes voluptés de la nature qui me saluent.
Mon être se tait pendant que mon âme goûte à ces délices illusoires.
Illusions que vous demeurez, illusions que vous m'enivrez,
Illusions comme vous êtes cruelles, illusions comme vous êtes douces.

Mes doigts s'agitent sur une symphonie infernale, Ils s'enfièvrent d'une rêverie macabre.
Car n'est-ce pas macabre que de danser vers une délivrance,
n'est-ce pas macabre que de survivre de cette transe.
Sur cet instrument, je m'élance, je m'acharne, pauvre piano, tu subis mon angoisse, le drame de mon existence.

Alors jeunes gens, soyez avertis, ceci est mon adieu, ceci est mon salut.
Car désormais me voilà, aux côtés des astres si parfaits.
Car désormais, me voilà errer dans le bleu du ciel.