samedi 21 mars 2015

Pensée n°4 : Spiritual Insomnia...

Des mystiques pensées, des divines vibrations se réveillent, se révèlent.
Libéré du tyran qu'est la pesanteur, je ne vois que de loin la Terre,
Alors deviens-je vent, alors deviens-je univers.
Menant la vie ainsi, loin de moi,
Peine aucune, regret aucun,
Passé perdu, avenir inimaginé.

Alors prend forme ma destinée.
Elle tournoie, elle danse,
se mélange, est en transe.
Telle une énergie vivante, elle s'empare de mon corps,
Donnant naissance ainsi à un espoir encore.

L'ailleurs n'existe point,
Objet d'illusion, il n'est qu'un inexistant recoin.
Que tu te perds dans les chemins,
Chemins aléatoires, fais de ce labyrinthe
Ton destin.
Symbiosis, Davis Ayer

Acid washes Dreams, Davis Ayer

Symbiosis, Davis Ayer



dimanche 22 février 2015

The American way of Life : Une Démocratisation du Cerveau humain...


L’après guerre s’annonce plus brutale que jamais. Certes, on dit qu’il y a une reprise, un progrès. Leur mot, non les miens.
Mais quel est donc ce progrès dont on est si fier, quelle est donc cette reprise qu’on applaudit.
L’Europe, encore empoussiérée par ses erreurs grandioses, "l’âge de l’austérité", l’a-t-on appelé, alors que de l’autre côté de l’océan, bienvenue sur le terrain de la liberté, de la démocratie, du rêve rendu réalité. Mais ce rêve dont je vous parle, entendons-nous bien, il n’est autre que celui qui nous a été imposé par ces petites boîtes noires qu’on retrouve désormais dans chaque salon, par ces médias prenant le pouvoir de manière exponentielle. En effet, l’imagerie publicitaire vient bombarder nos rues, certes ce ne sont plus des bombes attaquant notre vie, mais toujours sont-elles des bombes attaquant notre cerveau, notre individualité, notre libre pensée.
Désormais, tout est pareil, rien n’est différent, tous rêvent le même rêve, tous vivent la même vie.
La femme en tant parfaite ménagère n’est-ce pas, la maison en tant que parfait lieu de vie, l’homme en tant que parfait businessman. L’entier de notre vie prend alors la forme d’un parfait schéma architecturé par nos chers médias, nos chères télévisions. La puissance de l’imagerie, oh mes chers, vous ne réalisez même pas…

publicité Coca Cola, 1947
Mais quelle est donc l’utilité de notre cerveau, tout nous est servi sur un plateau d’or. S’il vous plaît ne m’apprenez pas à pêcher, laissez moi donc aller acheter mon poisson au supermarché!
Avec les médias de masse, en découle la culture de masse, formidable n’est-ce pas. Quelle excellente stratégie, voilà que s’annonce l’ébauche de notre culture de consommation. Relançons le marché, relançons le marché ! ont-ils dit. Oh mais vous l’avez si bien lancé mes chers, que tous nous avons suivi vos ordres pensant qu’on était en route pour trouver ce formidable bonheur hollywoodien. Applauddissement à vous.
Car, ne nous voilons pas la face, derrière ce parfait rêve américain, il n’y a autre qu’une stratégie de marché, un relancement de l’économie. Oh mais ils nous ont si bien dupés, tous sommes tombés dans le piège, mais qu’il avait l’air beau ce rêve hollywoodien n'est-ce pas, qu'il était facile. Même plus besoin d'utiliser son cerveau, le travail est déjà prémâché, allumons tout simplement cette magique boîte noire...









Naissance de l’esprit conventionnel, traditionnel, robotisé, manipulé, contrôlé, naissance de l’Homme en tant que marionnette ! Encore une fois, applaudissement s'il vous plaît, tout est spectacle n'est-ce pas...

Evidemment, l’artiste s’exprime, il absorbe cette nouvelle culture, observe ces nouvelles valeurs et en recrache un nouveau type d’art : le Pop Art.  la célébration et la critique de notre nouvelle société de consommation. 
Expression imaginée par le critique anglais, Lawrence Alloway, en 1954, this is the popular culture, who cares about individuality, this is what you want, this is what you need.

Vive la désacralisation...
just what is it that makes today's homes so different, so appealing?, Richard hamilton, 1956
présenté lors de l'exposition This is tommorrow à Londres


Standing Still Life #20, Tom Wesselmann
Sunset nude with Matisse odalisque, tom Wesselmann

La fameuse boîte noire...
Standing Still Life #28, Tom Wesselmann


lundi 26 janvier 2015

masque n°5 : Le Clairvoyant...

Car n'ai-je pas vécu éternellement, n'ai-je pas voyagé à travers le temps.
Mon cher semblable, vaniteux que tu es, réalise ce que je professe, réalise mes paroles, car elles sont celles d'un homme qui n'a pas la foi mais la certitude, qui n'a pas le savoir, mais la sagesse.Non, je ne désire pas anéantir tout ce qui trouble mon âme, cela serait lâche de ma part, n'est-ce pas.Mais je désire tout de même t'offrir sanctuaire, t'offrir refuge contre tes démons qui te veulent étranger à cet univers.Mon cher, tu n'as pas une vie qui t'est propre, mais tu es la vie elle-même. Tu es un point où l'univers prend conscience de soi-même, un point où celui-ci s'éveille, où celui-ci médite.A ce stade mon cher, peut-être réaliseras-tu alors que tu es la manifestation de la pensée qui se pense. N'est-ce pas divin...

dimanche 4 janvier 2015

Un + Un = 3 : L'Ineptie d'un Génie...



Renoma renommé.
Au centre du XXème siècle naît un quelque chose de controversé, de suspect, de potentiellement dangereux : le libre esprit. Celui qui ne connaît la décence, qui n'adhère aux morales, qui renie la culture, il est celui là seul qui peut se nommer véritablement libre.
Et, dans cette liberté rarement acquise, n'existe alors plus de limites, les frontières deviennent illusion, les barrières semblent pathétiques, le cosmos prend l'image d'un labyrinthe séduisant où tout chemin détient mysticité.
Dans cet univers purifié de taboos imbéciles, Maurice Renoma décide alors de s'y aventurer. 
Prétendra-t-il que un + un vaut trois! Quel sot, n'est-ce pas, il ne connaît même pas les règles de base du monde mathématique. Mais troublons ces règles de base, vous dira-t-il, déstabilisons nos fondations tyranniques, anéantissons notre savoir inculqué et revenons alors à notre état premier, en tant que libres atomes dans l'infini du cosmos.
Le voilà alors, Maurice Renoma, assez audacieux pour détruire les règles, pour en recréer des nouvelles, pour en recréer aucune en fait! 
Dans ce chaos nouvellement retrouvé, il s'amuse.

Imgination, High Fashion Magazine, 1997
Styliste, photographe, designer et scénographe, Renoma veut tout découvrir, et ce qu'il connaît déjà, il va le redécouvrir, d'un oeil nouveau, d'un oeil innocent, intouché par tous les miasmes de la culture.
Admiration des jeunes, désapprobation des adultes, l'artiste bouscule les normes, évidemment, vivant dans l'époque du "rebel without a cause", Renoma va lui aussi être l'objet d'une révolte. Il réinvente les codes vestimentaires, même les douteux qui le méprisaient avec un oeil suspect, tombent sous le charme de cet art avant-gardiste. Gainsbourg, Lennon, Bob Dylan, Dali, tous frappent à sa porte, voulant eux aussi tomber dans un univers sans but ni cause, sans notion de temps ni d'espace, sans centre de gravité, sans rien excepté une délicieuse et très vivante liberté...



dimanche 7 septembre 2014

L'Artiste n°4 : Indigo Vision...

Indigo Vision
28 août 2014

Destin de l'homme, tu subis la machine infernale.
Délivre toi de tes chaînes et embrasse le voyage astral.

Pensée n°3 : Comédie infernale...

Si grande frustration.
Pour la première fois, j'en connais la raison.
Raison rongeante, elle exige la fin de moi,
Pour céder sa place à un autre soi.
Un soi prémâché, préconstruit, un masque parfait,
architecturé jusqu'au détail près.
Fabriqué par les diktats, modulé par les tyrans,
Imaginé par les mauvais qui se nomment bons, 
les faibles qui se prétendent puissants.
devrais-je subir et périr, me révolter, me libérer?
L'ardent besoin de vivre, n'est il pas en mon droit de l'assouvir.

Tragédie grecque, peut-être suis-je de ceux qui perpétuellement rouleront la pierre.
Il en faut n'est-ce pas, des perdants dans cette guerre.
Mais quelle est donc cette guerre qui n'existe que dans mon pays.
Quelle est donc cette haine qui à jamais me poursuis.
Devrais-je me soumettre à la machine infernale, 
peut-être m'évader sur un autre plan astral.
Où le concept de guerre, notion de culpabilité ne sont choses existantes,
où il n'y a besoin de plier ses genoux face à des sangsues mordantes.

Si grande frustration.
Pour la première fois, j'en connais la raison.
Sotte raison, c'est la solution que je guette.
Peut-être sur d'autres terrains devrais-je mener ma quête.
Qu'en est-il de cet ailleurs si divin.
Atteignable, ou source d'insondable chagrin.
J'ignore la réponse, peut-être est-ce ainsi qu'il le faut.
Pour demeurer encore un jour vivant,
la quête alors, du divin.
Mais quelle est cette quête que j'impose à mon être.
Quelle est cette insatisfaction que subit ma faim.
faim insatiable, connaîtrai-je l'assouvissement.
Réponse illusoire, fait-elle partie du grand destin.
Destin de l'homme, est-ce cela la réelle comédie.
Comédie infernale, où siège sur son trône l'essence du Mal.

samedi 6 septembre 2014

la Vie en tant que Peinture : Une Exaltation colorée...

Dieu doit être peintre, n'est-ce pas. La palette des couleurs existant dans le cosmos est tant immense que  
l'idée de Dieu en tant que peintre me plaît. Peut-être a-t-il imaginé autant de couleurs pour que chacun  puisse y trouver son bonheur, sa lueur ; sa symbolique, son état d'âme. 
Chaque couleur reflète un esprit, une vibration, n'est-ce pas ; et inconsistant que nous sommes, nos vibrations semblent être infinies. Pourquoi alors déclarer les couleurs comme finies.
Forcenés de la bienséance, la décence, nos portraits se dessinent de quelques traits, quelques couleurs.
De peur de sembler chaotique, peut-être trop vivant, nous choisissons une petite boîte de couleurs et ornons notre vie autour de ces crayons. 
Car il est malséant de sembler agité, il est enfantin de paraître inconsistant.
"C'est moy que je peins"eut professé Montaigne, si réellement, mon existence est mon oeuvre d'art, mon oeuvre d'art est mon existence, ne la voudrais-je pas vivante et colorée, chaotique et confuse, étrange et déraisonnable, douce et délicieuse.
Quelle est cette loi du paraître, non dite, mais bourdonnant toujours dans nos oreilles, non écrite, mais occupant toujours nos pensées. Quelle est cette pudeur dite savoir-vivre, quelle est cette réserve dite politesse.
Si Dieu est peintre, n'est-il pas en notre droit de jouer avec ses couleurs, de danser avec ses vibrations. Si Dieu est peintre, n'est-ce pas profanation de se vouloir blanc ou noir...